Une pomme pour lutter contre Tchernobyl ?

24 octobre 2009

 

Vente de pommes transfrontalière

pour les victimes de Tchernobyl

 

Ce samedi  24  octobre  marquera  le  coup  d’envoi  d’une  vente  de  pommes  dans  des marchés  de  nombreuses  villes  de  Suisse  romande  et de France (liste annexée) pour  venir  en  aide  aux  enfants contaminés  par  la  catastrophe  de  Tchernobyl en Biélorussie. 

 

Deux  millions  de  personnes  au  moins,  dont  500 000  enfants,  vivent  sur  un  sol contaminé à jamais par l'explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl. Toute la chaîne alimentaire est polluée par des éléments radioactifs. Parmi ceux-ci, le césium. Le sol en regorge, il est quasiment impossible de ne pas en ingérer.

Délaissées par l’Organisation mondiale de la santé (1), les populations des zones les plus contaminées dépendent d’un maigre soutien de l’Etat biélorusse et du travail de l’Institut Belrad. L’Institut est représenté en France par l’association franco-biélorusse « Enfants de Tchernobyl Bélarus » (ETB). C’est cette association qui recevra les produits de la vente de pommes en Suisse et en France et les virera sur les différents projets de Belrad dans les villages contaminés. Fondateur de Belrad et vice-président d’ETB dès sa fondation le Prof. Vassili Nesterenko (voir interview dans le dossier de presse) a mis au point un traitement qui réduit le taux de césium radioactif chez les enfants. Le traitement consiste en des comprimés à mastiquer ou des solutions de pectine de pomme à boire. Les employés de l’Institut Belrad sillonnent les villages biélorusses en mesurant la taux de césium des enfants et en renouvelant l’approvisionnement de pectine.

La pectine se trouve dans tous les fruits mûrs, en particulier dans les pommes. Pour que son effet se fasse sentir, il faut en consommer régulièrement, aussi longtemps que l'on est exposé au césium. Mais les Biélorusses sont pauvres et ne peuvent pas financer les traitements de leurs enfants. Dans certaines régions de Biélorussie, l'exception, c'est un enfant en bonne santé ! Tous, ou presque, sont malades. On constate des atteintes au système cardio-vasculaire chez les enfants à partir de 10 ans, des cancers, maladies du foie, des reins, de la glande thyroïde et des autres organes endocriniens...

 

Et chez nous ? Les centrales nucléaires suisses et françaises sont vieilles et en mauvais état.

Un rapport du Département fédéral de la protection de la population suisse (DDPS) résumait ainsi en 1995 l’étendue des dégâts en cas de catastrophe dans une centrale nucléaire suisse (étude applicable à la France): 100’000 personnes irradiées, 20'000 km2 contaminés à évacuer, 4’200 milliards de francs de perte (2'800 mia d’euros). La population, le pays serait à genoux. Pour éviter de nouveaux Tchernobyl, sortons du nucléaire et orientons nous vers l’efficacité énergétique et l’approvisionnement à 100% renouvelable.

 

 (1) pour comprendre comment l’OMS à été subordonnée à l’Agence internationale de l’énergie atomique, consulter : www.independentwho.info

 

Contact Suisse : Philippe de Rougemont, Sortir du nucléaire Suisse Tél. 076 517 00 20  phr2@yahoo.com     www.sortirdunucleaire.ch

 

Interview du Prof. Vassili NESTERENKO

 

Le Professeur Vassili Nesterenko est né en 1934 en Ukraine. Physicien, ancien membre du Parti, il a participé au lancement de satellites Spoutnik avant de devenir directeur de l’institut de l’énergie nucléaire de l’Académie des sciences du Belarus (Biélorussie). Le professeur Nesterenko est intervenu immédiatement à la centrale atomique en feu. En tant qu’expert, il a, du haut d’un hélicoptère, étudié les possibilités d’introduire l’azote liquide dans le c½ur du réacteur, au milieu des fumées radioactives. C’est lui le scientifique du livre de S. Alexeievitch « La Supplication ». Il a été déchu de son poste pour avoir osé dire la vérité sur Tchernobyl. Depuis il a fondé l’institut BELRAD, menant dans les écoles des villages les plus contaminés du Bélarus des campagnes de mesures anthropogammamétriques de la contamination de l’organisme de chaque enfant au moyen du spectromètre pour rayonnements humains (SRH) et de prévention prophylactique par l’additif alimentaire à base de pectine.

 

Pourquoi êtes vous venu à Valence ?

Ma visite est l’occasion d’informer la population sur la situation radioactive et sur les effets de la radioactivité sur les enfants. Il n’y a pas de centrale nucléaire en Biélorussie mais elle est entourée de pays qui ont ces centrales, et nous avons reçu une telle conséquence, un tel effet de l’accident d’une de ces centrales que l’état biélorusse n’est pas en mesure de l’affronter économiquement pour répondre à la réalité sanitaire d’une telle situation.

Je crois que 7 à 8 millions de personnes sont victimes de l’accident de Tchernobyl dans les trois républiques touchées, Russie, Biélorussie et Ukraine. Mais la densité de population en Suisse est 5 ou 6 fois plus grande que dans le territoire de l’ex-Union soviétique. En cas d’accident de ce genre le nombre de victimes en Suisse serait d’autant plus élevé que ce que nous avons connu.

 

C’est pour ça que je suis venu, invité par mes collègues de la CRII-RAD à développer des travaux sur les conséquences de l’accident, à savoir la contamination des produits alimentaires et l’action sur la santé. Parce que tout cela serait utile en perspective, également pour la France et la Suisse.

 

L’énergie de provenance nucléaire vaut-elle le risque ? Tchernobyl est-elle une exception ?

Vous posez la question de savoir si l’accident de Tchernobyl est un cas du hasard ou s’il est spécifique à sa technologie.

Le coefficient de risque des centrales nucléaires est 10 fois ou peut-être d’avantage plus élevé que celui de toute autre technologie de production d’électricité. Un réacteur nucléaire est un système technologique tellement complexe qu’il est impossible de le rendre réellement sûr. Et les conséquences d’un accident sont si terribles que nous avons besoin d’une sécurité totale, mais impossible.

Les proportions des conséquences sont totalement diverses si on les compare à des avaries ou à des accidents d’avions ou autres technologies, où l’on peut calculer le nombre exact des victimes. Ici, les conséquences se prolongeront pendant des dizaines de générations.

Comme spécialiste de la radioprotection et comme ex-directeur de l’institut de l’énergie nucléaire, je peux affirmer que dans le monde il n’y a pas de centrale nucléaire sûre. Les accidents peuvent malheureusement se produire partout et c’est un mythe que seules les centrales soviétiques sont vulnérables. Ceci est confirmé par les accidents qu’il y a eu en Angleterre ou à Three Miles Island aux Etats-Unis.

Aussi, ce n’est pas seulement pour nous aider, nous les Biélorusses, que vous avez intérêt à collaborer avec nous, mais pour une connaissance réelle de ce qu’est cette technologie et quelles sont les conséquences de l’expérience terrible de Tchernobyl.

 

Peut-on affirmer qu’en dessous d’une certaine dose de radioactivité environnante, il n’y a pas de danger pour la santé ?

En radioactivité, en radiologie, il n’existe pas de dose sans danger, et il existe même le principe de la nocivité des radiations sans seuil, sans limite de seuil.

Les travaux du professeur Youri Bandazhevsky sur des milliers d’observations et d’autopsies ainsi que sur des animaux de laboratoire ont démontré qu’au-delà de 50 becquerels par kilo du poids du corps commencent les lésions aux organes vitaux qui deviennent chroniques, irréversibles. En 9 ans de recherche sur les personnes qui sont mortes dans les territoires contaminés ou en confrontant ses observations de médecin et de pédiatrie (sa femme est pédiatre cardiologue) avec les mesures effectuées de l’incorporation des radionucléides, Bandazhevsky a pratiquement établi une loi, des paramètres qui montrent une corrélation linéaire quantitative entre les doses et les pathologies. [1]

 

Quel est votre message pour la Suisse ? Faut-il continuer avec l’industrie nucléaire ?

Certainement  non. C’est une technologie tellement dangereuse que les petits pays, même s’ils sont très riches, n’auront pas suffisamment de ressources pour protéger leur population en cas d’accident. Regardez la Biélorussie, elle n’était pas parmi les plus pauvres quand l’accident a eu lieu. En tant que professeur, je recevais près de 2000 dollars par mois et la vie n’était pas très chère. Maintenant je reçois moins de 100 dollars. Cet accident nous a transformés en pauvres.

 

J’ai souvent été en Suisse et je suis reconnaissant à la Croix-Verte qui nous a beaucoup soutenu et aidé pour protéger les enfants.[2]

J’ai traversé l’Allemagne en venant ici, j’ai observé la quantité d’éoliennes qui ont été installés en Allemagne. La part d’énergie fournie par l’industrie nucléaire peut être facilement remplacée par des sources non-polluantes. Avant Tchernobyl la population biélorusse était peuplée de plus de 10 millions d’habitants, maintenant nous sommes sous le seuil des 10 millions. Il y a une chute de démographie. Actuellement il y a 9 /1000 naissances et 14/1000 décès. En Europe l’espérance de vie biélorusse est la plus basse. Avant, c’était 68 ans, maintenant c’est moins de 56. Les Suisses vivent vieux, et je leur souhaite longue vie !

 

Propos recueillis par Philippe de Rougemont

Traduction Wladimir Tchertkoff

 

 

 

 

Préparation à base de pectine

 

VITAPECT-2®

Additif à base de pomme séchée enrichi en vitamines

 

"VITAPECT-®2" rassemble et élimine efficacement les radionucléides et les ions de métaux lourds présents dans l’organisme. "VITAPECT-2®" est un produit naturel, enrichi en vitamines et en substances naturelles.

 

Propriétés :

Les composants naturels de pomme entrant dans la composition de "VITAPECT-2" favorisent tous les mécanismes connus de rassemblement des radionucléides, des ions de métaux durs puis leur expulsion de l’organisme.

Le mode d’action de la "VITAPECT-2®" :

  • Rassemblement ou formation complexe d’ions de métaux durs et de radionucléides ;
  • Augmentation de la viscosité des contenus intestinaux ;
  • Diminution de l’admission des ions de métaux durs et de radionucléides dans le métabolisme ;
  • Favorisation de la formation de la microflore intestinale ;
  • La pectine augmente l'élimination des radionucléides dans les selles et arrête l'absorption du radio-césium, du strontium-90 et des dérivés de l'uranium ;
  • Elle augmente aussi l'élimination urinaire de métaux lourds, y compris le radiocésium.
    En conclusion Vitapect® réduit la charge radiotoxique, en particulier celle due au radiocésium

 

Applications de "VITAPECT-2®" :

  • La préparation est indiquée dans les intoxications aux métaux lourds (Plomb. Pb mercure, Hg)Prévention aux maladies professionnelles et intoxications sur le lieu de travail (en cas de conditions de travail hasardeuses) ;
  • Dans les intoxications avec des radionucléides, comme le césium, le strontium et les dérivés de l'uranium.
  • Quand il est question de la gravité d'un accident comme Tchernobyl,
    il est beaucoup question d'argent,  pas assez des souffrances des humains, et des maladies qui toucheront au bout de quelques décennies des enfants qui sont la tranche de population qui est les plus vulnérables, le foetus l'étant encore davantage.
  • Le choc diode qui se produit avant que d'autres radiocésium le remplace crée une instabilité génomique et ces sujet ont dès lors un hypersensibilité aux rayonnements ionisants pour la vie entière et pire aussi pour les générations qui suivent.Stimulation du métabolisme.

 

En 24 a 30 jours, l’administration de "VITAPECT-2®" dans la zone Tchernobyl au Belarus a permis de réduire de 40 a 70 % la quantité de radionucléides présents dans l’organisme des enfants concernes.

"VITAPECT-2®" est produit sous forme de poudre et de comprimés de couleur marron clair. La poudre est empaquetée dans des récipients 150 a500 grammes. « Vitapect-2 » a obtenu du ministère de la Santé de la République du Bélarus le certificat sanitaire d’hygiène pour sa production, son emploi et son utilisation.



[1] L'étude allemand réalisée par Claudia Spix net al. autour de 16 centrales atomiques allemandes en bon état de fonctionnement, a montré chez les enfants de moins de 5 ans, une augmentation significative de l'incidence des cancers et un doublement des leucémies. L'étude commanditée par le gouvernement, devait démontrer le contraire. La radioactivité artificielle serait d'après les expert, 100 fois trop faible pour être  cancérigène. Pourtant les faits montrent que ce risque est encore très élevé à 10 km est élevé, l'augmentation étant statistiquement encore plus significatives dsans un rayon de 10 mètres, car le nombre de cas augmente.

[2]La Croix Verte suisse, suite à l’attaque contre la pectine par Madame Frenzel (du Otto Hug Institut de Munich) au symposium de Soleure, en 1998, a renoncé à un important projet mis au point avec son président d’alors M.Wiederkehr. Depuis, la Croix Verte n’a plus soutenu le Prof. Nesterenko. (Voir « Calomnies contre la radioprotection » dans Le crime de de Tchernobyl p.309-324, Actes Sud.)